EDITO

Où en est la Charte ?

Où   en   est   la Charte de la diversité en cette fin d’année 2011 ? De l’avis  unanime de ceux qui  suivent   l’évolution de  ce  contrat social pour la diversité   en   entreprise,  le bilan  –  six    ans   après  sa création  –  est  plutôt mitigé. Dans   quelle   mesure   les entreprises signataires (dont un  certain  nombre  dans  le Nord-Pas-de-Calais) ont-elles    effectivement      lutté contre les discriminations ? Quelles places ont été faites aux séniors, aux handicapés, aux femmes,   aux   minorités visibles,  aux   jeunes   dans leurs entreprises ?
Sur    les   deux    dernières années,   32 %   des entreprises   signataires  ont honoré  leurs  signatures  en 2011 contre 24 % seulement en 2010. Si monsieur Claude Bébéar,    l’ancien   président d’AXA   et  co-fondateur de la Charte  n’est pas  totalement satisfait  de   cette   avancée, c’est parce que, sans nier les progrès intervenus depuis sa création, il   voit  trottiner une locomotive à la place du TGV dont   il   avait  rêvé en 2005.
Si      ces     entreprises communiquent largement sur la signature    de    la Charte, c’est par contre silence radio sur   les   actions   concrètes découlant de leurs engagements.    La   récente parution   du   livre   de   Kag Sanoussi,  secrétaire général de   la  Charte de la diversité (« Le réflexe Sapiens ») nous    permettra   de revenir bientôt   et   largement  sur la question.

Dave Wilson (Novembre 2011)


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THIERRY TENE


L’Afrique
Nouvelle frontière de la croissance verte


A l’heure où l’Occident qui est rentré dans une longue spirale de croissance faible

 

THIERRY TENE


L’Afrique
Nouvelle frontière de la croissance verte


A l’heure où l’Occident qui est rentré dans une longue spirale de croissance faible

avec un fort niveau d’endettement et un taux chômage élevé qualifiés par Bill GROSS et Mohamed EL-ARIAN de « new normal » regarde prioritairement vers l’EST, les africains devraient amener les investisseurs et les décideurs mondiaux à se tourner vers le berceau de l’humanité. En effet l’Afrique est LA solution aux quatre crises globales (économique, écologique, agricole et énergétique). A l’intersection de ces quatre enjeux se trouvent la croissance verte et le social-green business qui pourraient servir de tremplin pour le passage de la décennie aux Trentes Glorieuses.

Quel serait l’impact d’un ambitieux plan de relance vert sur l’émergence de l’Afrique et la relance de l’économie mondiale ? Voilà une question qui mériterait réflexion. Le développement propre de l’Afrique passera nécessairement par un découplage entre la croissance économique et la consommation des matières premières et d’énergies fossiles.
Pour atteindre cet objectif nous sommes condamnés à INNOVER constamment. D’ailleurs d’innovation il a été beaucoup question lors du récent forum de l’OCDE. L’impulsion de l’économie décarbonée est fortement tributaire du contexte législatif et les décideurs politiques sont ici interpellés.

De la rencontre de l’ONU à la fin de ce mois en passant par les conférences de Nagoya sur la biodiversité et de Cancun sur le climat, nous devons saisir ces tribunes non pas en tant que pays pauvres mais comme des Etats qui regorgent d’énormes potentiels à saisir dans presque tous les secteurs d’activités. La définition d’une stratégie ambitieuse de croissance verte et de social-green business permettrait au continent non seulement de mobiliser les fonds carbone ou biodiversité, d’impliquer les sociétés transnationales sur la base de leurs politiques RSE mais aussi de répondre aux attentes d’une opinion publique mondiale sensible au changement climatique tout en créant de nombreux emplois verts sur le continent.

Contrairement aux idées largement répandues, l’Afrique a moins besoin de leaders politiques mais plus d’experts de très haut niveau capables d’assurer une transversalité entre les différentes politiques sectorielles pour sortir du paradoxe de la rareté dans l’abondance et transformer le continent en leader de la croissance verte.

La bataille de la matière grise sera probablement la clé du succès pour être la locomotive du nouvel ordre économique mondial dans un contexte globalisé où un simple clic permet d’accéder à une pléthore d’informations. TT.

(Titulaire d'un Master en Conception de Projet en Eco-développement et de formations sur le Bilan Carbone, l'achat éco-responsable, l'éco-conception, la maîtrise de l'énergie et la gestion durable des déchets auprès de l'ADEME (Agence Française de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie), Thierry TENE est fondateur et directeur d'A2D Conseil, spécialisé dans le conseil et la formation sur le développement durable).